Sur la Canaola, un silure de 15m. On nous a fait déguerpir pour faire de la place "aux gros". J'ai rouspété puis finalement quand j'ai vu la fumée du Vasy, je n'étais pas mécontente d'être à 5 ou 6 m de lui

Le Rio était à couple de notre bateau et nous étions près des méchouis (ben oui, quoi !) à peu près là où René-Paul faisait ses pitreries avec les joutes à la joie hilare des enfants. Duguet a fait une telle ovation au marinier du Vasy quand il a mit pied à terre, qu'on a tous compris que c'était un vieux de la vieille, cher aux coeurs pénichards.
Revenir seul à la barre, pourquoi pas ? d'autres l'ont fait et il faut bien se lancer un jour. Il y a deux points noirs à mon avis (que le mien) : un pont métallique (oublié son nom) voûté sur les côtés dans la partie canalisée qui ne permet pas le croisement et à chaque fois, on a le chic pour croiser un commerce à cet endroit. Même à l'arrêt pour lui donner la priorité, la traction est telle qu'on frôle les pierres voire les caddies jetés. Là, je file le macaron au capitaine.
L'autre est l'écluse de St Maur avalant, car ce diable d'éclusier lance les gaz à fond alors que les bateaux ne sont pas encore amarrés et ça donne des amarres coincées. Résultat, au retour, nous avons dû lancer la hache au pénichard voisin qui dans la panique, ne trouvait plus la sienne. Impressionnant l'éclatement de la grosse amarre et la chute brutale du bateau. C'est la deuxième fois que je vois ce genre d'incident dans cette même écluse que je finis par redouter. Sinon, le voyage est un régal.
Rêver un impossible rêve... rêver à l'inaccessible étoile.