http://www.jph-lamotte.fr/files/bateaux ... e-1936.htm
J.Claude
Le bureau de tour (Bourse d'affrètement) était un lieu de rassemblement où était affiché tous les transports offerts avec le lieu de chargement, la destination, la nature de la marchandise, le tonnage et le prix du fret fixé par un barème d'Etat (sauf pour les exportations) Pas de négociation possible avec les courtiers pour les voyages d'intérieur. Sa principale qualité était de répartir équitablement les offres en fonction du tour d'enregistrement des cales libérées selon l'heure et le jour du déchargement avec le regard pour tous sur l'ensemble des offres (ce n'est plus le cas aujourd'hui) C'était très protecteur pour les mariniers, évitant ainsi les magouilles des courtiers. S'il a eu toute sa raison d'être pendant plus de 60 ans, il avait besoin d'être réformé pour s'adapter au futur marché libre et pour ce faire la nécessité de réorganiser la profession. Les Syndicats traditionnels ont toujours refusé une quelconque modification du système malgré la prévisible suppression en l'an 2.000, ce qui fut fait et depuis, les mariniers sont livrés à eux mêmes, se concurrencent entre eux, contrairement auparavant où il n'y avait pas de guéguerre. C'est devenu du chacun pour soi, la libre concurrence interne qu'ils se font est une jungle impitoyable qui fait chuter les prix tout en rapatriant des transports à la voie d'eau.Bosco a écrit :J'imagine qu'ils ne demandaient pas des congés payés,
mème si c'est en 1936....
C'était quoi, le "bureau du tour" ? Un dispatcher de frèt ?