Une évolution prometteuse en fluvial
http://www.bateau-electrique.com/actual ... ne-nantes/
L'hydrogène en question
Re: L'hydrogène en question
Voici l'email que j'ai envoyé à la journaliste auteur de cet article
Un axe parallèle qui fait l'objet d'un démonstrateur consiste à injecter un filet d'hydrogène dans le moteur pour optimiser consommation/puissance/pollution.
Il y a celà dit des évolutions intéressantes sur le sujet de l'hydrogène, entre autre un programme européen bien doté qui vise à réduire les émissions de particules. Un des axes de travail consiste à étudier la production d'hydrogène par un électrolyseur monté à bord d'un gros pousseur. Les groupes électrogènes voient leur régime bloqué à vitesse fixe et optimisée. L'énergie qui n'est pas requise pour la navigation à un instant T sert à l'électrolyse. Lorsqu'un appoint d'énergie est nécessaire pour la navigation (manoeuvres d'accélération/décélération), cet hydrogène est converti en électricité par une pile à combustible.Bonjour Madame,
Suite à votre article http://www.mobilicites.com/011-6279-Nan ... Erdre.html
Quand le communiqué dit ""Cette technologie est silencieuse et non polluante. Elle présente une grande autonomie et un temps de rechargement relativement rapide. Enfin, elle ne rejette aucun gaz à effet de serre", précise un communiqué de presse de la Semitan."
Vous dit il comment se produit l'hydrogène qui est le carburant de ce bateau ?
Il y a 2 façons de faire:
-soit à l'échelle industrielle, avec un rendement intéressant, en faisant ce que l'on appelle du reformage à la vapeur. La chose est pratiquée en raffinerie, on injecte du gaz naturel dans un four, la moitié environ brule et l'autre moitié se décompose en H2 et CO. Le CO est un gaz tout à fait toxique qui sert à faire entre autre les mousses de siège de voiture... L'hydrogène purifié est ensuite envoyé aux consommateurs soit par pipeline soit par remorque routière.
(source: https://en.wikipedia.org/wiki/Steam_reforming)
C'est suite à la surcapacité européenne de production d'hydrogène par cette voie (suite à l'arrêt d'unités de production de diesel, qui jusque là consommaient ce gaz) que plusieurs grands industriels se sont tournés vers l'hydrogène véhicule, en attendant d'industrialiser les procédés de méthanation (en recombinant CO2 et H2, on peut produire du CH4 et de l'H20...)
-soit à petite échelle, en décomposant l'eau en oxygène et en hydrogène grâce à de l'électricité et des électrodes en métaux précieux (platine et ses dérivés), avec un rendement qui certes s'améliore d'année en année mais reste assez faible si l'on prend en compte qu'il faut que l'eau soit extrêmement pure et qu'il faut comprimer le gaz à haute pression ensuite pour l'utiliser. Toute l'électricité nécessaire à ces opérations est, en France, essentiellement d'origine nucléaire.
(source si vous voulez en savoir plus : https://en.wikipedia.org/wiki/Electrolysis_of_water)
Alors, toujours non polluant ce beau bateau ?
Il fonctionnerait au biométhane issu de la fermentation de déchets, ce serait (paradoxalement) plus propre, plus simple techniquement et moins greenwashant !
Un axe parallèle qui fait l'objet d'un démonstrateur consiste à injecter un filet d'hydrogène dans le moteur pour optimiser consommation/puissance/pollution.
Re: L'hydrogène en question
Bonjour,
l'hydrogène n'est pas à proprement parlé une énergie, mais plutôt un vecteur d'énergie, qui permet donc de transporter de l'énergie (comme finalement nos bonnes vielles batteries
) et donc de déporter sa production et la pollution qui va avec du lieu de consommation.
C'est le même problème que pour les voitures électriques. Si on utilisait tous une voiture électrique, combien de centrales faudrait-il construire ?
Sauf bien sure à avoir une production écologique locale
.
l'hydrogène n'est pas à proprement parlé une énergie, mais plutôt un vecteur d'énergie, qui permet donc de transporter de l'énergie (comme finalement nos bonnes vielles batteries
C'est le même problème que pour les voitures électriques. Si on utilisait tous une voiture électrique, combien de centrales faudrait-il construire ?
Sauf bien sure à avoir une production écologique locale
Re: L'hydrogène en question
A chaque fois que le sujet de l'hydrogène ou de la propulsion électrique est abordé, il y a toujours des gens pour souligner le fait que ces deux énergies ne sont pas des énergies primaires et que leur utilisation peut conduire au niveau global à un surcroît de pollution.
Certains vont même jusqu'à prendre position contre ces deux formes de propulsion pour ce motif.
Il faudrait cependant faire la part de la pollution globale et de la pollution locale. J'ai des proches qui ont des voitures électriques et des voitures hybrides. J'ai moi-même un bateau hybride. Je ne me vante pas de faire du bien à la planète ; mais je suis assez fier de rentrer et de sortir d'un port ou d'une écluse en silence et sans fumée. Et dégoûté quand un bateau qui garde son moteur au ralenti dans l'écluse me crache sa fumée noire et malodorante dans le nez.
Alors, dans une utilisation telle qu'un bateau à passagers qui fait des rotations régulières, aussi bien les passagers que les riverains ont à gagner à utiliser un bateau électrique, même si le bilan global n'est pas positif.
Certains vont même jusqu'à prendre position contre ces deux formes de propulsion pour ce motif.
Il faudrait cependant faire la part de la pollution globale et de la pollution locale. J'ai des proches qui ont des voitures électriques et des voitures hybrides. J'ai moi-même un bateau hybride. Je ne me vante pas de faire du bien à la planète ; mais je suis assez fier de rentrer et de sortir d'un port ou d'une écluse en silence et sans fumée. Et dégoûté quand un bateau qui garde son moteur au ralenti dans l'écluse me crache sa fumée noire et malodorante dans le nez.
Alors, dans une utilisation telle qu'un bateau à passagers qui fait des rotations régulières, aussi bien les passagers que les riverains ont à gagner à utiliser un bateau électrique, même si le bilan global n'est pas positif.
La perfection ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retrancher. (Saint-Exupéry)